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Diminuer sa pollution numérique devrait faire partie de nos priorités. En effet, dans un futur très proche, Internet pourrait devenir la première source mondiale de pollution. Déjà en 2019, l’empreinte du numérique représentait un continent de deux à trois fois la taille de la France.

Pourtant, selon une étude menée par l’agence Grizzlead, 73% des Français n’ont pas conscience de ce qu’est l’écologie digitale et de l’importance qu’elle a. Le numérique paraît bien souvent immatériel, et donc, inoffensif pour l’environnement. Cependant, son impact est loin d’être anodin. De nombreuses infrastructures et data centers, ou encore ressources primaires, sont nécessaires pour faire fonctionner tout cet écosystème.

Mais la pollution numérique c’est quoi exactement ?

Le secteur du numérique est toujours en pleine croissance. Le récent déploiement de la 5G sur nos territoires en est un nouvel exemple, venant aggraver la pollution numérique déjà grandissante.

La pollution digitale concerne en fait toutes les formes de pollution engendrées par notre activité numérique: production de déchets électroniques, pollution chimique, érosion de la biodiversité, exploitation des ressources primaires ou encore émissions de gaz à effet de de serre.

La pollution est donc aussi bien liée à la fabrication des produits du numérique qu’à leur utilisation. En guise d’exemple, une importante part de l’énergie est dédiée à la construction de nos terminaux. Mais pour les faire tourner au quotidien, une dose d’énergie est tout aussi essentielle. C’est en fait le même processus pour l’eau et les gaz à effet de serre.

Quelles actions digitales polluent le plus ?

Sur le podium on retrouve le streaming vidéo, notre activité sur les réseaux sociaux, et bien entendu l’emailing et tout ce qu’il induit.

Alors comment chaque individu peut, à son échelle, diminuer sa pollution numérique ?

Intervenir à chaque étape du cycle de vie de ses objets connectés

  • Au départ: réduire le nombre d’objets connectés que l’on possède

Selon l’ADEME, en 2021, un européen occidental possèderait en moyenne 8,9 équipements : c’est beaucoup trop !

Diminuer sa pollution numérique en réduisant les équipements connectés

Est-il vraiment nécessaire de posséder deux smartphones, une tablette, un pc fixe et un pc portable, une montre connectée… et j’en passe !

Tous ces objets nécessitent des ressources primaires (souvent rares) pour être fabriqués et sont très énergivores. Alors, si on a réellement besoin d’un appareil connecté, il est intéressant de se tourner vers du reconditionné que l’on peut retrouver sur des sites comme BackMarket.

  • Utilisation: pousser leur durée de vie au maximum

Une fois que l’on a réussi à s’équiper du nécessaire seulement, il faut veiller à le garder le plus longtemps possible pour un bilan environnemental amélioré.

En fait, il existe de nombreux gestes très simples pour prolonger la durée de vie de ses objets connectés.

(Bon, déjà, on évite de craquer sur le dernier iPhone après chaque Keynote).

Diminuer sa pollution numérique en évitant de changer d'appareil régulièrement.

L’idée c’est donc de bien entretenir nos objets connectés. Alors, on les équipe de coques, de vitres de protection, d’antivirus, et on chouchoute les batteries !

  • Offrir une seconde vie

Nous avons déjà tous fait l’erreur de laisser nos appareils obsolètes dormir dans un tiroir jusqu’à… ce que l’on en oublie même leur existence !

Avant d’en arriver là, il vaut mieux les rapporter chez un informaticien ou bien un chez un marchand afin qu’il puisse les recycler, leur donner une seconde vie.

Prendre de nouvelles habitudes d’utilisation de ses équipements

  • Utiliser les bons modes

Et bien non, le mode avion n’est pas utile que pendant les voyages ! Son utilisation sert à couper les données cellulaires et le Bluetooth. Elle et est donc intéressante pour limiter sa consommation d’énergie.

De la même façon, de nombreux smartphones disposent aujourd’hui d’un mode sombre. Cette option est intéressante car elle est moins énergivore. Les pixels sombres consomment environ 20% moins d’énergie que les pixels clairs. Bonus: ce mode permet de limiter la fatigue oculaire et, dans un environnement sombre, permet d’éviter la lumière bleue, néfaste pour le sommeil.

Enfin, utiliser autant que possible le mode économie d’énergie est important pour préserver l’état de sa batterie et son impact sur l’environnement.

  • Wifi VS 4G ou 5G

Il est important d’utiliser le wifi autant que possible plutôt que les données cellulaires. En effet, la 4G consomme environ 23 fois plus d’énergie que le wifi. Alors, particulièrement lorsque l’on souhaite regarder des vidéos en streaming, il vaut mieux attendre d’avoir une source de wifi à proximité.

  • Télécharger plutôt que streamer

Plutôt que de regarder 15 fois ses films préférés en streaming, il vaut mieux les acheter afin de les télécharger et donc de limiter la casse d’un point de vue environnemental. De la même façon, si vous écoutez souvent la même playlist, pensez à la télécharger ou à l’écouter hors connexion comme il est possible de le faire avec Amazon Music, Deezer ou bien Spotify.

Navigation web pour diminuer sa pollution numérique

  • Miser sur les favoris

Il y a forcément des sites internet que l’on consulte très régulièrement. L’idée c’est de les répertorier dans nos favoris afin d’éviter d’avoir à effectuer une recherche web. En effet, taper directement l’adresse du site dans l’URL diminuerait par 4 les émissions de gaz à effet de serre.

  • Faire le pari de moteurs de recherche différents

Il est possible de se passer du géant Google pour effectuer nos requêtes web ! Certains moteurs de recherche comme Ecosia sont des alternatives au bilan carbone neutre, engagées dans des projets sociaux et environnementaux. Avec Ecosia, pour 45 recherches effectuées, un arbre est planté !

Diminuer sa pollution numérique avec Ecosia
1 182 arbres plantés avec Ecosia

  • Réfléchir avant d’agir

Lorsque l’on sait exactement ce que l’on recherche, il vaut mieux être le plus précis possible dans sa requête. En effet, plus le temps de recherche est long et le nombre de pages consultées élevé, plus l’impact sera conséquent. Alors mieux vaut affiner sa recherche, quitte à utiliser l’option « recherche avancée » de son moteur de recherche.

Modifier ses habitudes d’emailing

  • Faire le ménage ce n’est pas que chez soi

La boîte mail, c’est l’un des plus mauvais élèves de l’écologie. Elle est souvent très encombrée, ce qui n’est pas étonnant lorsque l’on sait que 293 milliards d’emails sont envoyés chaque jour à l’échelle mondiale. Mais parmi eux, 75% sont classés dans les SPAMS et polluent énormément.

La première chose à faire c’est donc de trier quotidiennement ses mails et notamment les indésirables pour éviter de les stocker des années. C’est rapide, et ça permet d’y voir plus clair. L’application CleanFox est utile pour vous aider à faire le grand ménage. La planète vous en sera reconnaissante !

Diminuer sa pollution numérique avec l'aide de Cleanfox
Utilisation de Cleanfox pour désencombrer sa boîte mail

  • Aller droit au but

Pour suivre la même idée, il faut veiller à limiter le nombre de destinataires (plus il y en a, plus ça pollue !) et donc faire le tri dans ses listes d’emailing afin de n’envoyer ses mails qu’aux personnes directement concernées et intéressées.

Aussi, si l’on souhaite communiquer avec son équipe, alors, il vaut mieux privilégier les outils de messagerie instantanée comme Slack ou WhatsApp. En effet, 4 grammes de CO2 sont rejetés pour un mail envoyé contre 0,014 grammes pour un message instantané ou un SMS.

Dans tous les cas, le plus écolo reste de communiquer autant que possible en physique. Les espaces de coworking sont adaptés pour cela: ils permettent d’être à proximité de son équipe pour des points réguliers, tout permettant de se créer une « bulle » quand c’est nécessaire.

  • Stocker de manière intelligente

Parfois, on a besoin d’envoyer des pièces jointes volumineuses. Pour éviter les émissions de CO2 trop importantes, l’idéal c’est de partager un lien hypertexte. Sinon, il est préférable de compresser les documents afin qu’ils soient le plus léger possible.

Imprimer de manière réfléchie

  • Impressions réfléchies

Imprimer c’est utiliser des matières premières et de l’énergie. Il faut donc imprimer de manière réfléchie et seulement ce qui est absolument nécessaire. Par exemple, si l’on sait qu’un document prendra beaucoup de temps à lire à l’écran, alors il est quand même préférable de l’imprimer.

  • Choisir son papier

Les documents que l’on choisit d’imprimer doivent être imprimés en noir et blanc et en recto-verso. L’idéal c’est aussi d’utiliser l’option deux pages par face pour gagner encore en économie de papier.

Ensuite, il est important de choisir un papier et des cartouches d’encre qui soient labellisés. Parmi les labels de confiance: Écolabel Européen, Écolabel Nordique, l’Ange Bleu et FSC.

Enfin, il existe aussi des polices plus eco-friendly. Déjà plus la police est « fine », plus elle est écologique. Eco-font est gratuite et utilise 28% d’encre en moins. En fait, des trous sont insérés dans les lettres pour limiter la quantité d’encre utilisée (les trous ne se voient que si la taille de police est importante).

Diminuer sa pollution numérique avec eco-font
Police eco-friendly

  • Réutilisation

Enfin, cela va de soit, les documents imprimés qui ne servent plus doivent être mis à disposition comme feuilles de brouillon: rien de mieux pour brainstormer !

Diminuer sa pollution numérique en résumé

Alors quelles sont les clés pour diminuer sa pollution numérique en résumé ?

Commencer par changer sa façon consommer est important pour ne garder que l’essentiel et donc réduire son impact. Il s’agira ensuite de modifier ses habitudes de consommation liées au digital, notamment sa façon de streamer, de stocker, de naviguer sur le web, d’imprimer, et d’envoyer des emails.

Alors, « il n’y a plus qu’à », comme on dit !

Diminuer sa pollution numérique pour la planète

Et vous, quelles sont les gestes simples que vous avez mis en place pour réduire votre pollution numérique ?

Qu'en pensez-vous ?

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