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Le 6 juin dernier, notre premier SugArmeet avait pour thème « Femme et dirigeante en 2019 ». Pour l’occasion nous avons réuni quatre intervenantes, d’horizons différents afin qu’elles puissent nous parler de leur parcours de femme dirigeante.

Femme et dirigeante en 2019
De gauche à droite : Alexandrine BRETON, Marie YAKITE, Camille DELEDALLE et Virginie TURON

Qu’est-ce qu’être une femme dirigeante en 2019 ?

Pour Camille, être femme en 2019, c’est « génial ». Nous sommes à l’âge d’or de la place des femmes dans la société.

Pour Marie, elle se disait au début de sa carrière qu’être un homme était mieux dans le monde professionnel, que les chances étaient plus élevées. C’est donc grâce à cette façon de penser, qu’elle s’est surpassée. En effet, elle s’est donnée d’avantage afin de prouver qu’une femme pourrait diriger tout autant qu’un homme. Pour elle, « travail » et « passion » sont des synonymes.

Nous sommes à l’âge d’or de la place des femmes dans la société.

Camille Deledalle

Alexandrine, elle, a grandi dans un monde très masculin, celui de l’automobile. Elle ne s’est donc jamais posé la question de savoir s’il valait mieux être plutôt une femme ou un homme. La femme est, à ses yeux, plus sophistiquée et intéressante que l’homme.

Pour Virginie, être une femme, c’est avoir la possibilité de mener plusieurs vies, notamment la vie de maman et de chef d’entreprise.

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Pourquoi entreprendre ?

Pour Virginie, entreprendre était un projet depuis des années, il fallait juste attendre le bon moment pour se lancer. Le fait d’avoir et de créer de nouveaux projets est la réalisation d’un rêve.

Dans le cas de Camille, ayant voyagé durant plusieurs années, elle s’est enrichie de toutes ces découvertes. Lors de son retour en France, une rencontre a tout déclenché. Une de ces motivations pour entreprendre était aussi l’envie de retrouver plus de liberté dans son organisation au travail, afin de gérer au mieux vie professionnelle et vie familiale.

L’envie d’entreprendre faisait partie de Marie depuis plusieurs années, cette envie a été le moteur dans la création de ses associations. L’envie de créer est venue de l’envie de « se réaliser soi-même ».

Pour Alexandrine, les motivations étaient relativement différentes. Ne voulant pas que l’entreprise familiale s’arrête de vivre, il fût naturel pour elle de prendre la succession de la direction de l’entreprise.

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Les difficultés rencontrées pour une femme dirigeante en 2019

Créer, c’est montrer la capacité et prouver que l’on est capable.

Marie Yakité

Pour Virginie et Camille, lorsqu’on est une femme dirigeante, les heures de travail sont bien plus nombreuses que pour un salarié. Par exemple, même en cas de maladie, l’absence au travail est très compliquée. Elle n’ont pas ressenti de difficultés particulières du fait d’être une femme.

Marie, elle, a ressenti certaines difficultés du fait d’être une femme, et notamment d’être une femme de couleur. En effet, « une femme de couleur doit en faire dix fois plus qu’un homme blanc pour arriver au même niveau ». Créer, c’est montrer la capacité et prouver que l’on est capable.

Alexandrine constate que « plus on monte dans la hiérarchie, moins il y a de femmes« . Faisant partie du club Femme forum, un réseau de femmes reconnues comme des références dans leur domaine, Alexandrine se rend compte que la plupart des femmes à haute responsabilité le sont car elles ont monté leur propre structure,. Cependant, très peu de femmes ont des postes à responsabilité dans la structure d’autrui.

Plus on monte dans la hiérarchie moins il y a de femmes.

Alexandrine Breton

Les avantages rencontrés

Pour Alexandrine, les femmes sont plus endurantes et même « manipulatrices », dans le sens où elles sont plus tactiques. Elles vont avoir tendance à prendre des chemins détournés pour arriver à leurs fins, elles ne passeront pas forcément par les chemins les plus logiques. Les femmes savent où elles veulent aller et elles feront tout pour y arriver. Cependant, les femmes doivent faire attention à leurs comportements, plus que les hommes. En effet, ceux-ci ont tendance à mal interpréter les signaux des femmes.

Les femmes sont capables de porter différentes casquettes.

Virginie Turon

Virginie pense que les femmes sont plus dans l’empathie et l’accompagnement que les hommes. Mais à ses yeux, les mentalités changent et les hommes sont de plus en plus comme ça également. Cependant, une chose que la femme maitrise plus que l’homme, c’est le fait de pouvoir porter différentes casquettes. La femme a une capacité d’adaptation, et une facilité à rebondir plus grande que celle des hommes. Pour elle, une femme doit apprendre à préserver les autres, comme les clients, ou les collaborateurs, mais également elle-même.

Marie trouve que c’est une force d’être à la fois une maman et une entrepreneure. Mais cependant, elle tient à mettre en avant son mari, qui l’épaule et la soutiens au quotidien dans ses challenges. Être une femme, c’est aussi avoir une grande capacité d’adaptation dans les différentes situations, ou encore pouvoir faire plusieurs tâches en même temps.

Camille exprime que les femmes ont tendance à faire preuve de plus de souplesse que les hommes, notamment dans leurs rapports aux autres.

Qu’est-ce que la performance ?

Pour Virginie, la performance peut se définir par « se surpasser ». C’est aussi mettre tous les moyens en place pour y parvenir.

Pour Camille, ça serait plutôt « se démarquer » en faisant la différence par rapport aux autres.

Pour moi la performance c’est l’efficacité.

Alexandrine Breton

Marie pense que la performance se définit par le fait « d’arrive à un objectif ». Cela passe par le fait de développer l’envie, et ensuite de s’y maintenir pour y arriver.

Alexandrine voit la performance comme l’efficacité. Cela reprend l’idée de Marie, à savoir d’arriver à un objectif, mais surtout d’y arriver dans un temps imparti. Il faut savoir alors accepter de s’être trompé, et faire preuve d’adaptabilité.

Pour Camille, Marie et Virginie, la performance n’a pas de genre. Pour Alexandrine, la performance est une histoire de groupe, de synergie entre différentes personnes, car un projet n’est jamais le fruit d’un individu seul.

Parcours et fierté

Alexandrine exprime un regret, c’est d’avoir mis trop de temps à faire les choses. Pour elle, dans le business, il y a aussi un gros facteur chance. Elle ne peut pas se proclamer fière car elle se voit comme une « fainéante qui était bien entourée ».

Dans le business, il y a aussi un gros facteur chance.

Alexandrine Breton

Marie ne changerait rien de son parcours. Pour elle l’impossible n’existe pas. Certains projets sont difficiles, mais étant de nature entreprenante, cela ne lui nécessite pas d’effort pour arriver à ses fins, tout cela se fait naturellement.

Camille estime être « au début » de son parcours, il est donc difficile de prendre assez de recul pour savoir si elle a certains regrets.

Virginie exprime ne pas avoir de regret, et si elle en avait, elle y remédierait assez vite pour qu’ils disparaissent. Elle est fière de sa vie de famille, et fière d’arriver à combiner cela avec sa vie professionnelle.

Marie, Camille et Virginie avaient un point commun, le fait d’avoir du mal à dire qu’elles étaient fières ou non. Elles expliquaient que c’était leur famille et leurs amis qui leur disaient « tu peux être fière de toi ». La reconnaissance vient alors des autres, mais pas forcément d’elles-mêmes.

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